Friday, October 21, 2011

L'ENFER C'EST LES AUTRES

"L'ENFER C'EST LES AUTRES" is dedicated to my absolut favorite philosopher; Jean-Paul Sartre.
Unfortunately this quote is often misunderstood and used inappropriately:

« l'enfer c'est les autres » a été toujours mal compris. On a cru que je voulais dire par là que nos rapports avec les autres étaient toujours empoisonnés, que c'était toujours des rapports infernaux. Or, c'est tout autre chose que je veux dire. Je veux dire que si les rapports avec autrui sont tordus, viciés, alors l'autre ne peut être que l'enfer. Pourquoi ? Parce que les autres sont, au fond, ce qu'il y a de plus important en nous-mêmes, pour notre propre connaissance de nous-mêmes. Quand nous pensons sur nous, quand nous essayons de nous connaître, au fond nous usons des connaissances que les autres ont déjà sur nous, nous nous jugeons avec les moyens que les autres ont, nous ont donné, de nous juger. Quoi que je dise sur moi, toujours le jugement d'autrui entre dedans. Quoi que je sente de moi, le jugement d'autrui entre dedans. Ce qui veut dire que, si mes rapports sont mauvais, je me mets dans la totale dépendance d'autrui et alors, en effet, je suis en enfer. Et il existe une quantité de gens dans le monde qui sont en enfer parce qu'ils dépendent trop du jugement d'autrui. Mais cela ne veut nullement dire qu'on ne puisse avoir d'autres rapports avec les autres, ça marque simplement l'importance capitale de tous les autres pour chacun de nous.


This post is lightly related to "LA FIN DE L'INNOCENCE". In brief it is about others judging you and how much importance you accord to their judgment. Because you are not necessarily what they believe or say you are. I am not saying that one should not take criticism seriously and question himself, but to make a difference between someone judging you on his own behalf or as a friend on your behalf. And as already alluded, you can't please everyone! So don't believe every verdict people made about you because in the end, you know who you are. If not; you'll end up in hell as Sartre nicely explains, guilty or not guilty !